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Mieux utiliser les données pour soigner partout

Sans données utilisables, la couverture sanitaire reste une promesse

À Dakar, la discussion sur la couverture sanitaire universelle passe souvent par les infrastructures. C’est nécessaire, mais pas suffisant. Il faut aussi savoir quels quartiers sont mal desservis, à quels moments, pour quels services et avec quelles difficultés concrètes.

La donnée doit revenir au terrain L’article de l’OMS Afrique sur la rencontre entre le ministère de la Santé, l’OMS et l’Institut Pasteur de Dakar rappelle un point essentiel : la disponibilité, la qualité et l’exploitation des données conditionnent les décisions publiques.

Dans mon domaine, une moyenne nationale peut masquer une distance trop longue vers un poste de santé, une rupture de médicaments ou un coût de transport qui décourage les consultations. Les chiffres disponibles suggèrent donc une priorité simple : produire des données assez détaillées pour guider l’action locale, mais aussi assez documentées pour être vérifiables.

Le vrai test Publier un indicateur ne suffit pas. Il faut préciser sa date, sa méthode, ses limites et permettre sa réutilisation. Sinon, les acteurs de proximité restent invités à appliquer des décisions qu’ils ne peuvent pas réellement discuter.

La science des données devient utile quand elle améliore un parcours de soins concret, pas seulement quand elle enrichit un rapport.

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