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Gérer ensemble l’aquifère Sénégal Mauritanie

Un aquifère partagé ne se gère pas chacun de son côté

La publication de la CEE-ONU sur la reprise, à Dakar, des négociations autour du bassin aquifère Sénégal - Mauritanie rappelle une réalité parfois oubliée : une nappe souterraine ne s’arrête pas à une frontière administrative.

Cet aquifère fournit de l’eau potable à plus de 20 millions de personnes au Sénégal, en Mauritanie, en Gambie et en Guinée-Bissau. C’est considérable, mais le chiffre ne suffit pas à guider les décisions locales.

Ce qu’il faudra rendre concret Pour que cette coopération protège réellement les ménages, il faudra au minimum publier les données de prélèvement, suivre la qualité de l’eau et partager les alertes sur la salinisation ou la baisse des niveaux. Les collectivités, les services d’eau, les agriculteurs et les associations de quartier doivent aussi pouvoir comprendre ces informations.

À Dakar et dans les zones côtières, la pression sur la ressource peut augmenter avec la croissance urbaine et les épisodes de sécheresse. Je n’ai pas encore les chiffres détaillés par zone, donc je préfère ne pas tirer de conclusion locale trop rapide. Mais la direction est bonne : mesurer ensemble avant de décider séparément.

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